Les Voisins

C'est vous!

Emily

Emily

Je me suis installée en France parce que mon mari est à moitié français mais n’y avait jamais vécu : nous voulions donc faire l’expérience de la vie française, et offrir la langue en cadeau à nos enfants. Depuis notre arrivée, je passe beaucoup de temps au marché de mon quartier à acheter du fromage, à presser subrepticement des fruits… et à demander par erreur des saumons entiers au lieu d’un filet seulement. Le plaisir que je prends à acheter des produits locaux et de saison auprès de maraîchers qui connaissent leurs produits comme leur poche – y compris quand il s’agit de m’expliquer comment utiliser tel ou tel type de fraise – est toujours aussi vif. Ce que je trouve fascinant, aussi, c’est que la France est un pays où chaque aspect de la vie est contrôlé par des règles… que ses habitants adorent enfreindre !
- Emily

Matthieu

Matthieu

En tant que personne handicapée, étudier au Royaume-Uni (MA in Human Rights, UCL) m’a aidé à acquérir mon indépendance et mon autonomie en m’ouvrant de très nombreuses perspectives sur le plan personnel aussi bien que professionnel.
Je garde aussi en mémoire les liens que mes grands-parents et arrière-grands-parents ont tissé entre ma famille et nos deux pays en servant dans les troupes de Sa Majesté en tant que « Free French », et en venant au secours de pilotes britanniques abattus derrière les lignes ennemies.
Et je n’oublie pas non plus qu’aux heures les plus sombres de l’humanité, le Royaume-Uni fut un symbole d’espoir, qui contribua à affirmer la valeur et l’importance de la vie de chaque homme et de chaque femme, et le droit pour chacun de s’épanouir, sans distinction de croyance, de fortune, d’origine, d’orientation sexuelle – et qu’on soit handicapé ou non.
Ainsi, aujourd’hui que je poursuis ma route sur la scène diplomatique européenne dans le domaine des droits de l’homme et du handicap, je veux dire à mes voisins Britanniques que je serai toujours là à rouler à leurs côtés !
- Matthieu

Emily

Emily

Ayant grandi avec une mère française et un père anglais, j’ai toujours voulu travailler dans un environnement multilingue. C'est pour ça que je suis venue à Paris, qui est une ville riche de diversité culturelle offrant d’innombrables opportunités dans le secteur international. Et maintenant, je travaille chaque jour en français et en anglais, pour une organisation internationale qui regroupe des gens venus de tous les coins du monde, et qui parlent tous au moins deux langues… et j’ai vue sur la Tour Eiffel !
Je trouve que les gens à Paris sont beaucoup plus détendus que dans d’autres grandes villes. Quand je rentre chez moi à pied après le travail, les cafés et les restaurants sont pleins, donc, à mon avis, la formule « métro, boulot, dodo » ne correspond pas à la réalité ! Non plus que le stéréotype selon lequel les Parisiens sont peu aimables. Au contraire, la ville donne vraiment l’impression d’une communauté, parce que les gens sont beaucoup plus ouverts et directs qu’au Royaume-Uni.
Mais mon meilleur souvenir de ma vie en France, c’est la journée que j’ai passée à Versailles, l’un des plus beaux endroits que j’aie jamais visités – littéralement à couper le souffle ! Voir où tant d’événements historiques ont eu lieu est passionnant… et les Grandes Eaux sont vraiment spectaculaires !
- Emily

James

James

J’ai vécu pendant un an à Agen, dans le cadre de ma troisième année à l’Université. Je me suis fait des amis formidables avec lesquels je suis toujours en contact, j’ai vu beaucoup de très belles choses et j’ai eu de supers expériences. J’adorerais pouvoir revenir un jour, si possible avec ma famille pour leur montrer à quel point la France est un pays extraordinaire. Paris est une ville merveilleuse, mais on tend à négliger des villes comme Agen, Bordeaux et Albi, et c’est bien dommage. Ce sont des coins si charmants !
Vivre en France m’a fait découvrir un nouveau monde et une autre manière de vivre – mais cela m’a aussi fait prendre conscience des liens qui unissent nos deux pays, qu’il s’agisse des croyances, du rapport au reste du monde, mais aussi de liens culturels plus étroits encore comme la langue. Ces liens doivent être respectés et protégés.
- James

Raphaele

Raphaele

Après avoir fini mes études juridiques à Londres, je n'ai jamais vraiment envisagé retourner en France. J'ai commencé à travailler, je me suis fait beaucoup d'amis, j'ai acheté un appartement… Je travaille maintenant pour le producteur de vin pétillant "Nyetimber", ce que certains pourraient trouver assez surprenant ! J'adore vivre à Londres, surtout dans l'Est Londonien. J'habite tout près de Brick Lane et j'aime l'énergie de ce quartier - il s’y passe toujours quelque chose d’intéressant et c'est un lieu où se croisent constamment locaux et touristes. Cependant, la campagne anglaise occupera toujours une place particulière dans mon cœur, surtout les Cotswolds. C'est une magnifique région du monde.
- Raphaele

Chris

Chris

Du côté maternel, mon arbre généalogique comprend une importante branche française qui remonte à… 1066 ! On peut donc parler d’une alliance de longue date. Et de fait, aussi loin que je m’en souvienne, ma famille et moi avons toujours été très liés à la France – entre les échanges scolaires, les vacances au camping quand j’étais gamin, les expéditions à vélo, les tournois de rugby et autres vacances… et, finalement, notre installation ici.
Vivre et travailler en France est vraiment une expérience extraordinaire. Dans le Sud, on trouve tout le soleil qu’on veut, et la mer est chaude. Les collines et les montagnes sont superbes, la cuisine excellente, et certains coins sont tout simplement d’une beauté à couper le souffle.
Cela n’empêche pas mes collèges français d’aimer passer du temps au Royaume-Uni, ni même, pour certains, de s’y installer. L’humour britannique, la diversité de la culture, le sport, les traditions et l’histoire, le côté excentrique – tout cela ne laisse pas indifférent.
Les liens qui nous unissent sont solides et le resteront… ne serait-ce que parce qu’on aura sans doute bientôt besoin d’un peu de pluie bien britannique dans le Sud !
- Chris

Sylvia

Sylvia

Je suis venue en France pour la première fois pour y passer l’été avec mon père. J’ai succombé avec bonheur au charme de sa librairie, ‘Shakespeare and Company’, et à celui de Paris. J’aime vivre dans cette ville, parce qu’elle a quelque chose de tellement poétique – ainsi que mon père l’écrivait dans une lettre il y a soixante ans, c’est « Une ville où la culture vibre, une ville où la musique est aimée avec passion, et où l’amour est beau et sacré, une ville où la poésie est partie intégrante de la vie, où les habitants sont des poètes – et la vie leur poème. »
Mon meilleur souvenir, c’est cette belle soirée de juin où, avec quelques amis… et quelques milliers de personnes, tous habillés de blanc, nous avons littéralement pris possession de la Place de la Concorde, bloquant la circulation, pour un dîner improvisé. Cette fête reste pour moi la plus belle illustration de l’amour que portent les Français à la nourriture – surtout quand il s’agit de la partager.
- Sylvia

David

David

Je me suis installé en France parce que je n’aurais jamais eu les moyens d’acheter un vignoble au Royaume-Uni, mais aussi à cause de la “French way of life”, et parce que c’est un endroit super pour élever ses enfants.
Mais ce que j’apprécie le plus en France, c’est sans doute le système de santé, auquel j’ai fait appel de nombreuses fois ces vingt-trois dernières années, sans jamais être déçu.
Et quant à ce qu’on dit de la France au Royaume-Uni (« En France, on ne peut pas parler de certains sujets à table » etc.) je me suis vite rendu compte que c’était vraiment des foutaises !
- David

Alexandre

Alexandre

Bien qu’il y ait beaucoup de différences entre la France et le Royaume-Uni, nos histoires sont tellement entremêlées que nous avons en fait encore plus de choses en commun.
Ainsi, moi qui suis français, je me suis tellement identifié au Royaume-Uni quand je vivais là-bas que je suis tombé amoureux de tout ce qui touche à ce pays, et que cet amour a défini ma vie (j’ai étudié la littérature anglaise et je suis devenu traducteur). Alors quel bonheur de découvrir, à 22 ans, que j’avais des parents britanniques (même s’ils sont distants) !
- Alexandre

Mark

Mark

C’est maintenant la troisième fois que j’ai le grand privilège de vivre et de travailler en France.
Dès lors qu’on maîtrise la langue, les occasions d’avoir de passionnantes conversations avec les Français sont très nombreuses. De manière générale, l’expression qui, pour moi, résume le mieux les relations entre nos deux pays est celle de « rivalité amicale ». Je pense bien sûr d’abord à notre histoire, avec, par exemple, les épisodes de la conquête normande ou la mort de Napoléon à Sainte-Hélène sous la garde de soldats britanniques – mais le rugby est une telle passion pour les Anglais et les Français que, pour se mesurer et s’affronter, rien ne vaut « Le Crunch »… surtout quand ce sont les Anglais qui gagnent et que les Français ont un sentiment d’injustice !
- Mark

Sue

Sue

Mon premier souvenir de la France remonte à 1969, quand j’ai rendu visite à ma correspondante française qui habitait Rue de la Montagne Ste-Geneviève ; je me souviens de nos déambulations dans les rues après l’école pour ensuite prendre un bon « goûter » (en français dans le texte, ndlr) de madeleines, de notre visite à la Foire du Trône…
Les mets et vins fins que j’ai découverts pendant mes voyages en France tout au long des 30 années suivantes ont joué un grand rôle dans ma vie. En 2000, j’ai sauté sur l’opportunité de travailler pour L’Oréal à Paris, où je vis toujours aujourd’hui. Cela m’a permis de poursuivre mes études d’œnologie, pour finalement recevoir mon diplôme du WSET et devenir une véritable spécialiste en vins. Depuis lors, je consacre mon temps libre à voyager dans toute la France pour évaluer des vins et décider s’ils méritent une médaille d’or ou d’argent.
Ce que j’ai toujours particulièrement apprécié en France, c’est que, même dans une grande ville comme Paris, on y prend le temps de profiter de la vie. Je suis heureuse de faire découvrir ce style de vie à mes amis et à ma famille – jusqu’à mon petit-neveu, qui adore faire la queue à la boulangerie pour acheter des croissants et des baguettes !
- Sue

Sally

Sally

Lors d’une visite à Guéméné-sur-Scorff, en 2001, je me suis arrêtée dans un jardin près du centre-ville pour me reposer. Aucun bruit – rien que les cloches de l’église et le chant des oiseaux. Je suis tombée amoureuse de cette atmosphère si paisible… et quand je suis rentrée chez moi, j’étais l’heureuse propriétaire d’un cottage délabré. Je l’ai rénové, et, depuis avril 2003, c’est ici que je gère mon entreprise. Ma mission est de mettre en relation les propriétaires britanniques qui s’absentent de chez eux pendant un certain temps, et des artisans français du coin que ces maisons intéressent. Et cette entreprise s’appelle… Les Bons Voisins !
Ce nom a été choisi en hommage à mes merveilleux voisins bretons. Pour faire sa vie dans un pays étranger, il faut savoir faire preuve d’humilité ET avoir un solide sens de l’humour. Il est impossible de devenir un véritable « native », mais on reçoit tout autant d’amour en étant un enfant adopté. Ma famille le prouve d’ailleurs bien : cela fait maintenant trois générations que nous sommes en France !
- Sally

Sophie

Sophie

Je suis née et j’ai grandi à Paris, mais j’ai énormément voyagé. J’ai notamment passé plusieurs années à Oxford pour y étudier l’histoire britannique ; je n’oublierai jamais la magie des « dreaming spires », que je contemplais en travaillant sur ma thèse à la bibliothèque bodléienne. Je suis par ailleurs une grande admiratrice du système politique britannique. Cela m’a conduit à écrire une biographie de Tony Blair et de David Cameron, et, ces dernières années, à commenter l’actualité politique britannique (élections et Brexit) à la radio et à la télévision françaises. La France et le Royaume-Uni ont une longue histoire commune. A cet égard, la visite d’Etat du roi Edouard VII à Paris en 1903 a été un tournant décisif. Le roi a convaincu les Français que la France et le Royaume-Uni étaient plus forts ensemble que séparés… Un an plus tard, l’Entente Cordiale était signée. Lors de la célébration de son centenaire en 2004, j’ai pu témoigner devant la télévision française des liens très spéciaux qui unissent nos deux pays. Je me réjouis de l’ouverture d’un musée des relations franco-britanniques à Ouistreham pour les célébrer !
- Sophie

Lucie

Lucie

C'est très intéressant de découvrir l'Angleterre "authentique", d'apprendre des expressions régionales et l'histoire locale. Après 7 ans au Royaume-Uni, je suis heureuse de m'être installée dans le Suffolk et de constater que je peux encore régulièrement vivre des "chocs culturels". Quand j'ai commencé à chercher un travail à Londres après avoir fini mon premier stage, je me suis sentie submergée : j'avais peu d'argent de côté, très peu d'expérience (voire aucune), aucun endroit où dormir, et Londres est une ville tellement grande et impressionnante que je me suis sentie complètement perdue. C'est ainsi que Londres m'a fait me rendre compte qu'on est toujours capable de beaucoup plus que ce que l'on croit.
- Lucie

Margaret 

Margaret 

J’enseignais le français et l’allemand en Angleterre depuis un an et deux trimestres lorsque j’ai rencontré mon futur époux lors d’un voyage scolaire à Paris. Ce fut l’événement décisif de ma vie. C’est pour vivre avec lui que je me suis installée en France, et si je suis restée, c’est que j'étais, et suis encore aujourd'hui, heureuse – heureuse avec mon mari, ma famille, mes amis et mes collègues français – et toujours en contact étroit avec ma famille et mes amis anglais.
La vie quotidienne en France est faite d'une multitude de petits détails, et j’ai vite compris qu’il fallait tous bien les maîtriser : ce que l'on offre à boire au plombier ou à l'électricien qui vient vous dépanner (si vous leur proposez une bonne vieille tasse de thé, ils seront tout bonnement stupéfaits !), quand est-ce que l'on peut dire "tu" -- et quand est-ce qu'il ne faut pas ! Comment écrire une lettre à sa directrice -- dans les années 60, les règles étaient tout ce qu'il y a de plus sophistiqué... et de plus intimidant! ("Madame la Directrice, j'ai l'honneur de solliciter de votre haute bienveillance...").
Fervente lectrice des livres de cuisine d'Elizabeth David, j’étais aussi bien décidé à lui faire honneur ! (A l'époque la cuisine anglaise n'avait pas très bonne réputation !)
- Margaret

Rebecca

Rebecca

Je crois qu'il est important que tous les pays s'efforcent de travailler ensemble pour développer un modèle économique plus durable sur le plan énergétique, en particulier dans le domaine de la recherche. C'est une époque passionnante pour tous ceux qui contribuent à relever ce défi, et je pense que les ingénieurs britanniques, comme moi, ont beaucoup à apprendre de l'excellence française en ingénierie. Et avec de la bonne cuisine et une petite séance de dégustation de vins de temps à autres, c'est encore mieux !
J'ai échangé un petit-déjeuner qui n'était pas équilibré contre un autre -- mon "bacon bap" du matin s'est transformé en pain en chocolat. Au lieu de lancer un "Hello" général quand je retrouve des amis, je fais désormais le tour de la salle pour faire la bise à tout le monde. Je bois toujours mon café "espresso" -- mais quand je rentre chez moi, je me rends quand même compte que quelque chose me manque : une bonne vieille tasse de thé !
C'est un long et difficile apprentissage, mais travailler en français m'a aidé à progresser -- et les erreurs les plus gênantes donnent l'occasion de bien rire au passage !
- Rebecca

Rachel

Rachel

J’ai déménagé en France deux fois : une fois pour mes études, une fois par amour – mais je suis restée pour sa langue, sa cuisine (une pure extase culinaire !), et son histoire. J’achève en ce moment mon PhD sur l’histoire coloniale française, et je suis de retour à Paris pour travailler sur des archives : je suis ravie !
D’avoir vécu à la fois à Paris et à Menton (une expérience que je n’oublierai jamais : les splendeurs naturelles de cette région sont incroyables !), j’ai beaucoup appris sur la diversité de la culture française : je ne pourrais imaginer deux expériences plus différentes, ce sont des villes si uniques !
De manière générale, je dirais tout de même que les Français ont une approche de leur histoire et de leur pays différente de la nôtre, et qu’il est important de la respecter : c’est un peuple très fier, qui n’a pas forcément le même sens de l’auto-dérision que beaucoup d’entre nous, de l’autre côté de la Manche !
- Rachel

Eilidh

Eilidh

Je pense que l’un de mes meilleurs souvenirs de la France, c’est quand nous avons fait le tour de l'Etoile à toute vitesse avec un groupe de jeunes de mon âge qui, pour une raison que j’ignore, m’avaient adoptée à mon arrivée en France (au début pour des vacances, qui se sont un peu prolongées) il y a environ 30 ans. On était au moins cinq entassés comme des sardines dans la 2CV de Christophe, une voiture rouge pétante qu’il avait personnalisée avec de longs cils noirs. C’était l’heure de pointe, il y avait des voitures partout, mais Christophe a réussi à naviguer à travers le rond point sans problème – je ne sais toujours pas comment il a fait. Ce moment est resté gravé dans ma mémoire à jamais, symbolisant l’abandon, le caractère imprévisible, l’insouciance de la jeunesse, avec une nuance typiquement française.
- Eilidh

Linda

Linda

Mon meilleur souvenir en France, c’est quand nous nous avons planté notre tente dans un camping inconnu dans le Var et avons fait connaissance de camarades campeurs français. Nous n'avions prévu de rester qu'une seule nuit, mais nous sommes finalement restés trois semaines… et 25 ans plus tard, nous allons toujours à ce même camping tous les ans, avec toujours les mêmes Français – qui sont maintenant des amis de toujours. Nous avons appris à jouer à la pétanque, tout ce qu’il faut savoir du protocole de ‘l’apéro’, bref, nous sommes tombés amoureux de la France et de tout ce qu’elle a à offrir.
- Linda

Rebecca

Rebecca

J’ai vécu en France pendant un an dans le cadre d’un séjour Erasmus, je suis revenue trois ans plus tard, et j’ai finalement décidé de m’y installer définitivement après avoir trouvé un travail que j’adore (enseignant d’anglais, d’abord à l’université, et maintenant dans une école bilingue).
Dès le jour de mon arrivée à Paris, j’ai été frappée par la gentillesse des gens que je rencontrais. Je n’ai donc jamais compris pourquoi les Parisiens avaient la réputation d’être peu aimables. Je le comprends encore moins quand je vois à quel point mes amis et connaissances parisiens s’évertuent à me montrer que je suis toujours la bienvenue même après le Brexit.
De plus, quand j’ai obtenu mon premier CDI en France et que j’ai détaillé à mes amis britanniques tous les bénéfices qui lui étaient liés (« tickets resto », remboursement des coûts de transport…), j’ai compris pourquoi la France était si renommée pour son droit du travail très protecteur des salariés !
- Rebecca

Christian

Christian

Je suis venu à Londres en 2016 pour pratiquer et améliorer mon anglais, et j’ai finalement décidé de rester quand je me suis rendu compte qu’il me faudrait des années pour vraiment comprendre le pays, son peuple et sa culture !
Découvrir la culture britannique m’a aussi beaucoup appris sur la culture française. Aucune n’est mieux que l’autre : ce sont simplement deux modes de vie, un peu différents mais avec tellement de choses en commun – comme deux frères ou sœurs qui ne veulent pas être une réplique l’un de l’autre.
Mon meilleur souvenir du Royaume-Uni est sans doute d’avoir participé à cet événement culturel français qu’avaient organisé les habitants du quartier de Belsize dans leur parc. L’un des organisateurs m’a demandé de chanter la Marseillaise, puis tout le monde s’est joint à moi en chœur. C’était… super.
- Christian

Heidi

Heidi

Je suis arrivée en France pour la première fois en France à l’âge de 23 ans, afin de travailler dans un chalet à la montagne. Je vivais dans un petit village, dormant au sous-sol d’un grand chalet, dans une étable qu’un troupeau de moutons venait apparemment tout juste de quitter – et toujours sous la garde vigilante de Monsieur Monier, un vieux monsieur distingué qui ne se séparait jamais de son béret noir.
Mon niveau de français était plus que médiocre, et tout me semblait nouveau. J’étais aussi une curiosité aux yeux des habitants du village. Je crois qu’à l’époque, personne en France n’avait encore vu de bouilloire ; en tout cas, nos premiers invités n’avaient encore jamais goûté le panais que nous avons cuisiné pour notre premier Noël.
J’ai, depuis, toujours habité en France. Je me sens un peu dans le flou entre mon côté français et mon côté britannique, mais dès que je retrouve la France après un voyage, je sens que je suis chez moi.
Il semblerait que tout le monde possède une bouilloire aujourd’hui, et on trouve des panais à tous les coins de rue. La Manche nous sépare toujours, mais nous devenons chaque jour plus proches. C’est formidable !
- Heidi

Mick

Mick

C’est une source intarissable d’étonnement de voir combien deux pays séparés par seulement 22 miles de mer peuvent être si différents sur le plan culturel. C’est pourquoi de gérer et contribuer au développement de l’association Open Gardens/Jardins ouverts depuis que je me suis installé ici est pour moi un bonheur absolu.
Bien que ce soient généralement les Britanniques qui sont à l’initiative dans les nouvelles régions, il est extrêmement encourageant de voir que les Français s’investissent de plus en plus, et de voir qu’ils possèdent désormais 40% des jardins participant au programme. Je n’ai pas de mots pour décrire la joie que j’ai éprouvée à voir l’association grandir ces cinq dernières années – en particulier quand la fin de l’année approche et que nous avons le grand privilège de faire des dons à des associations caritatives françaises portant assistance aux enfants atteints de maladies graves ou en rémission de cancers.
- Mick

Roxane

Roxane

Je vis en France depuis seize ans – seize ans d’apprentissage permanent ! Mon père est britannique, ma mère est française, et j’ai passé la moitié de ma vie en France et l’autre moitié au Royaume-Uni : je suis donc la parfaite illustration de ce que signifie vivre entre deux cultures. Je dis toujours que je suis comme une feuille emportée par le vent, une preuve vivante que le mélange est quelque chose d’incroyable et de fondamental pour notre société.
Je travaille dans le secteur alimentaire : j’imagine donc que pour moi tout tourne autour de la nourriture. J’aime être interrogée sur la nourriture britannique, expliquer comment elle est faite et quels types de plats nous cuisinons, et, à chaque fois que je voyage en France, je suis enchantée de découvrir de nouvelles spécialités, et d’entendre des gens exprimer leur passion pour leur « pays ». Tout le monde a un plat qui définit son identité : je suis heureuse de partager le mien, et de contribuer ainsi à mieux faire connaître la gastronomie britannique.
- Roxane

Kate

Kate

Je suis venue à Paris pour étudier… et finalement je suis toujours là alors que j’ai reçu mon diplôme ! J’ai appris à vivre à la française : ne pas manger à mon bureau, savourer les petites choses de la vie, comme prendre un verre avec des amis après le travail en regardant le coucher du soleil…. J’aime avoir chaque jour un nouveau défi à relever. Et le vin ! Mais l’un de mes meilleurs souvenirs est sans doute d’avoir fait le marché de Saxe-Breteuil, à l’ombre de la Tour Eiffel, la semaine même où je me suis installée dans ma petite chambre de bonne.
- Kate

Katie

Katie

Mon premier séjour en France – qui était aussi mon premier séjour à l’étranger – remonte à 1995. Nous avons voyagé le 14 juillet pour rejoindre un camping près de Biscarosse en évitant l’autoroute. C’était merveilleux. Je viens du Nord : l’extrême chaleur était donc quelque chose de complètement nouveau pour moi – et plus nous descendions vers le Sud, plus il faisait chaud. Un soir, nous avons dîné au premier étage d’un petit restaurant ; les fenêtres étaient ouvertes, les rideaux s’agitaient doucement avec l’air chaud venant du dehors. Ce fut un moment « Eureka » : j’ai su, alors, qu'il fallait que j'habite en France… et c’est maintenant le cas depuis 2001.
Mes voisins français ont une bonne influence sur moi : j’ai appris à me détendre, à être gentille, attentionnée et polie, et je dis toujours bonjour/bonsoir quand je croise quelqu’un, que je connaisse la personne ou non. Il n’y a rien de plus important que de prendre le temps de se réunir, de grignoter, de boire du vin, de profiter de ce qu’on a… et de partager, partager, partager.
- Katie

Jill and Ian

Jill and Ian

C’est après de nombreux voyages en France que nous avons finalement décidé d’acheter une maison de vacances dans la région de la Vendée, puis de nous y installer définitivement pour notre retraite. Cela fait maintenant 15 ans que nous vivons dans notre petit port, et nous n’en regrettons pas une seule seconde. Nous adorons notre charmant petit village et ses habitants et n’imaginons pas pouvoir habiter ailleurs.
Quand notre maison fut inondée en 2010 par Xynthia, beaucoup d’habitants de régions épargnées par la tempête sont venus à notre secours. Ils ont fait preuve d’une générosité sans borne. Une famille nous a ainsi proposé d’habiter gratuitement dans sa maison secondaire, à cinq heures de chez nous, le temps que notre maison sèche. Ces gens merveilleux nous disaient qu’ils ne pouvaient pas rester à rien faire pendant que d’autres personnes souffraient. On nous a aussi aidés à remettre en ordre notre jardin couvert de branchages et de boue, sans même accepter une bouteille de vin en guise de remerciement. Voilà les Français à leur meilleur. Nous n’oublierons jamais leur générosité.
- Ian and Jill

Katsy

Katsy

Ayant vécu toute ma vie d’adulte en France après avoir épousé un Français, je suis maintenant vraiment « Frenglish ». Pour mes amis français, je suis toujours « l’Anglaise » (qu’ils adorent) et pour ma famille et mes amis anglais, je suis toujours celle que j’étais, certes – mais plutot Française quand même.
Être vraiment biculturel est un immense privilège. Cela nous montre que les défauts qu’on trouve chez l’autre ont leur raison et leurs bons côtés, et nous rend ainsi plus tolérant et épanoui. Est-ce que les Français se prennent trop au sérieux ? Parfois, oui, mais ils prennent tant de plaisir à discuter – à discuter sérieusement – de politique, de littérature, de cinéma… Est-ce que les Britanniques sont trop détachés ? Peut-être, mais derrière cela il y a toute une culture de la tolérance et du souci de l’autre. Et je pourrai continuer comme ça pendant longtemps.
« L’Enfer, c’est les autres », disait Sartre. Eh bien moi je pense que c’est plutôt : « Moi, c’est les autres ». Nous avons plus de choses en commun que de choses qui nous séparent.
- Katsy

Marie-Cécile

Marie-Cécile

Je voulais élargir mon horizon, explorer les us et coutumes des autres pays pour les comparer à ceux du mien, apprendre de l’autre et comprendre comment les choses fonctionnaient ailleurs. C’est pourquoi j’ai saisi l’opportunité d’étudier à l’Université de Nottingham pour un séjour Erasmus de 3 mois en 1993. Quelle merveilleuse expérience culturelle et internationale, au cœur de la magnifique campagne britannique ! Je me souviens avoir particulièrement apprécié le caractère très informel des relations entre professeurs et étudiants, inimaginable en France. Un facteur décisif de bien être, de confiance mutuelle, et d’apprentissage !
- Marie-Cécile

Jennifer

Jennifer

Je suis venue en France pour monter une agence de relations publiques, et cela a si bien marché tant sur le plan professionnel que privé que j’ai décidé de m’y installer. A présent, c’est Paris qui est notre vraie « chez-nous », et notre fille de 9 ans parle parfaitement le français : sauf dans mes rêves, je n’arriverai jamais à rouler mes « r » comme elle le fait !
Parmi toutes les soirées que j’ai passées à Paris, je n’oublierai jamais celle que nous avons passée avec mon mari dans la cour du Centre culturel irlandais à écouter le poète Seamus Heaney lire ses œuvres. Le public venait d’Irlande, de Grande-Bretagne, de France, et de tous les pays du monde. C’était un soir radieux, et nous avions tous conscience d’assister à quelque chose de très spécial. Et en effet, il s’est avéré que ce fut l’une des toutes dernières apparitions publiques du poète.
Cette soirée symbolise pour moi l’amour total que Paris voue aux arts, et le fait qu’il se passe toujours quelque chose d’intéressant dans cette ville. Il est impossible de s’y ennuyer.
- Jennifer

Christophe

Christophe

J’ai toujours été fasciné par le Royaume-Uni, son peuple, sa famille royale, sa culture, et sa si belle langue. Comme j’enseigne la langue de Shakespeare depuis sept ans, je m’y rends souvent pour découvrir de nouveaux endroits, et pour organiser des voyages scolaires.
L’un de mes meilleurs souvenirs reste d’avoir initié et porté un partenariat entre mon collège situé à Mons-en-Baroeul et un établissement britannique situé à Strattford-upon-Avon – au cœur du beau pays de Shakespeare. Mon groupe de 4e et moi avons rencontré la professeure de français de Stratford (qui est maintenant une amie) et ses "year 9" : en discutant en anglais et en français, nos élèves se sont rendus compte qu’ils avaient les mêmes centres d’intérêt… ce fut un moment d’échange formidable ! Et cela a surtout marqué le début d’un intense partenariat entre nos deux écoles !
- Christophe

Jennifer

Jennifer

Je me suis découvert une passion pour la langue française à l’Université, et j’ai donc décidé de passer ma troisième année en France en tant qu’assistante d’anglais. Tout le monde a été si accueillant que je me suis vraiment sentie chez moi, et que je suis tombée amoureuse de la France, du savoir-vivre français… et d’un charmant jeune homme français qui est à présent mon époux et le père de mes deux enfants.
Nous vivons dans une charmante ancienne maison à Poligny, dans le Jura. Poligny est la capitale du Comté, et son importance ici nous a fait nous rendre compte à quel point la nourriture locale est cruciale pour promouvoir une région et son savoir-faire.
Je participe activement à la vie de ma communauté, mais tout le monde m’appellera toujours « l’Anglaise ». Je vis heureuse sous cette étiquette, en tirant le meilleur de chacune de mes deux cultures et de mes deux langues.
- Jennifer

Alice

Alice

J’avais toujours rêvé de venir vivre à Paris pendant un an. Quand j’étais adolescente, ma mère m’emmenait tous les ans à Paris pour mon anniversaire. A chaque fois, nous allions boire un chocolat chaud à Montmartre le soir même de notre arrivée. C’est pour ça que cette ville est si particulière pour moi : elle me rappelle ma mère. Je l’ai perdue à l’âge de 17 ans, et je sais qu’elle serait tellement heureuse de savoir qu’aujourd’hui, c’est ici que je vis.
- Alice

Windsor

Windsor

Je me suis installé en France pour mes affaires : il devenait intéressant de travailler à l’étranger, et même si la France n’était peut-être pas le meilleur choix d’un point de vue fiscal, c’était le meilleur choix d’un point de vue personnel. Je suis fier d’être Anglais, et je ne l’oublierai jamais – mais j’ai aussi tellement de souvenirs merveilleux liés à la France ! Les deux pays ont énormément à offrir, à ceux qui y vivent comme à ceux qui les visitent. C’est toujours plus facile de ne s’occuper que de ce qu’on a juste sous le nez, mais dès qu’on lève la tête et qu’on s’imprègne de ce tout qu’il y a autour de nous, notre vie devient tellement plus riche.
- Windsor

Eleri

Eleri

J’ai été littéralement envoyée en France par ma mère à l’âge de douze ans ; je ne parlais pas un mot de français, et, dans la salle de bain, il y avait un bidet. Sapristi, ai-je pensé, personne ne m’avait dit que le système digestif des Français était différent du nôtre. Que faire ? Je n’avais tout simplement pas compris que les WC étaient à l’extérieur, et j’ai donc passé une première semaine peu confortable… mais quand je suis revenue au Royaume-Uni je parlais français, et je savais cuisiner, car la dame qui m’hébergeait était une cuisinière merveilleuse. Je lui dois beaucoup.
Nous nous sommes installés en France avec mon époux peu après notre mariage, pour finalement ouvrir une école d’enseignement du français, aujourd’hui primée, à Rouen – la ville où nous avons passé la première nuit de nos toutes premières vacances à l’étranger ensemble. Mon mari est décédé en 2014, mais je suis restée afin d’être sûre que ce que nous avons commencé ensemble continue de grandir.
- Eleri

Edith

Edith

1968 : Mon premier voyage au Royaume-Uni, j'avais dix-sept ans. En arrivant à Londres, je l'ai su immédiatement: la ville m'attendait : le souffle de ses Swinging Sixties, la mini-jupe de Mary Quant, la musique des Beatles, des Rolling Stones, des Herman Hermitts, des Troggs et de tant d'autres. J'habite Londres depuis 2009. Je voulais continuer quelque quarante ans après ma première expérience, à découvrir tout ce que Londres a à offrir et, huit plus tard, je ne suis toujours pas rassasiée.
- Edith

Duncan

Duncan

Lorsque notre voiture a été dévalisée lors de vacances au Canet, nous nous sommes rendus à l'Office de Tourisme pour appeler notre assurance avec leur téléphone. Avant de fermer, les agents nous ont donné toute la monnaie qu'ils avaient au cas où l'argent de l'assurance n'arrive pas à temps pour que nous puissions acheter à dîner. Des gens merveilleux...
Ma femme et moi nous sommes installés en France après notre retraite. Je crois que pour vivre ici en tant que Britannique, il faut trouver le bon équilibre. Nous habitons dans la région des vignobles du Blaye, où nous tenons un Gîte spécialisé dans la découverte de la vinification. Nous avons donc adopté les traditions de notre région, et nous sommes parfaitement intégrés : je me suis engagé dans des associations françaises comme l'Hermione, et je suis également Vice-Président du Club de phographie de la région. Mais je travaille aussi pour la Royal British Legion... et je reste fidèle à la ""Marmite" !
- Duncan

Deborah

Deborah

Acheter une maison en France après notre retraite s'est avéré la meilleure décision que nous ayons jamais prise avec mon mari. Nous profitons du meilleur climat et du rythme de vie moins effréné, nous nous régalons de la cuisine et du vin, et nous apprécions beaucoup les coutumes françaises. Quelle magie chaque fois qu'on arrive dans ce si beau pays !
Les Français ont tendance à mettre leur vie privée dans tous ses aspects à l'abri des regards étrangers, mais une fois qu'ils vous connaissent et qu'ils vous ont donné leur confiance et leur respect -- alors ce sont des amis et des voisins sur lesquels on peut compter pour toute sa vie.
Mon mari et moi avons organisé chez nous la fête annuelle des Voisins de ces deux dernières années. A chaque fois, cela a été un grand succès, qui nous a vraiment permis de nouer des liens forts avec nos voisins français. Il faudrait une fête de ce genre au Royaume-Uni !
- Deborah

Christine

Christine

Je crois qu'il n'est pas exagéré de dire que je suis tombée complètement amoureuse du Royaume-Uni et des Britanniques. En passant un mois à Oxford pour un stage d'été, j'ai appris que la fameuse "réserve" britannique, que certains en France considèrent comme de la froideur, cache en fait une grande gentillesse et une grande générosité. Cela m'a beaucoup touchée, et beaucoup rapprochée d'eux. Et je n'oublierai jamais mes promenades du soir à Christ Church Meadow, à contempler le coucher du soleil sur Oxford : ces moments de paix comptent parmi les meilleurs, et les plus apaisants, de ma vie.
J'ai prévu de revenir au Royaume-Uni dès que j'aurai trouvé un poste à l'Université, car c'est là-bas que je me sens le plus chez moi : on dirait que la "British way of life" a été conçue exprès pour moi !
- Christine

Caroline

Caroline

Je suis venue pour la première fois en France à 26 ans pour apprendre le français… et cela fait maintenant 20 ans que je vis ici !
Je suis restée parce qu’ai trouvé un bon emploi dans une entreprise française. Au début, il n’y avait pas d’autre Anglais dans l’équipe et j’ai donc dû apprendre le français à la dure : les cours du soir à la Sorbonne, et bien forcée de se débrouiller le reste du temps.
A l’époque, j’ignorais que les liens qui unissent ma famille à la France remontaient à plus de 300 ans ! Mon arrière-grand-père était capitaine de frégate dans la marine française (il fut naturalisé britannique par Sir Winston Churchill après avoir épousé une Britannique), mon grand-père joua un rôle crucial dans la résistance française, et l’un de mes ancêtres a travaillé directement sous les ordres de Napoléon.
Cependant, même si nous avons beaucoup en commun, et que les liens qui unissent nos deux pays sont très étroits, j’ai appris qu’il fallait beaucoup de patience et d’efforts de part et d’autre afin de vraiment se comprendre.
- Caroline

Anne

Anne

C'est une longue histoire, mais, en deux mots, je me suis installée en France après avoir rencontré Jean-Pierre, mon compagnon français, sur un bateau entre l'île de Chypre et la Grèce. Nous habitons près de Nantes. J’adore les vignes et la vallée de la Loire, et je me suis parfaitement intégrée. J’ai même contribué à la fondation du Centre Culturel Franco-Britannique de la ville, dont, pendant un certain temps, j’ai été le seul membre de langue maternelle anglaise ! Le français n’était pas ma matière préférée à l’école, mais devenir bilingue a été une expérience extraordinaire qui m’a fait découvrir un monde complètement nouveau. Je me suis fait des amis français, j’ai découvert la littérature française etc… Dès que j’ai pu participer aux conversations, j’ai découvert la joie de passer des heures à table à manger, à boire du vin, mais aussi à parler, c’est-à-dire, souvent, à me plaindre, de l’état du pays… tout en étant fière d’être Française !
- Anne

Adrian

Adrian

Quand j’ai choisi le français comme A-level à l’école, je n’imaginais pas que j’allais en arriver à vivre en France, marié à une Française. En effet, mon diplôme m’a conduit d’abord à travailler pour le « Scientific Civil Service » du Royaume-Uni. Cependant, mes connaissances linguistiques m’ont ensuite permis d’être détaché par deux fois à Paris. Après de nombreuses années à travailler pour le gouvernement britannique, un programme de restructuration m’a finalement permis de rester en France. Cela fait maintenant dix ans que je travaille pour une agence gouvernementale scientifique française, en mettant à nouveau à profit mes connaissances linguistiques – mais cette fois en anglais.
Parmi les événements marquants de mon séjour en France, j’en retiendrai deux (outre mon mariage). Le premier aura été d’assister à la commémoration des 90 ans de la bataille de la Somme : mon grand-père y avait été grièvement blessé, et l’un de ses frères trouva une mort tragique près de la frontière franco-belge ; j’ai visité le cimetière militaire qui s’y trouve, et ce fut très émouvant. Mon deuxième souvenir, plus joyeux, est l’inauguration d’un square dédié au Duc de Connaught, à Beaulieu-sur-Mer.
Vivre en France a complétement changé ma manière de voir le monde – et aussi celle de ma famille française !
- Adrian

Jessica

Jessica

Grande fan de Rock’n’roll depuis toute petite, l’influence du Royaume-Uni sur ma vie se résume en trois mots légendaires : « British Rock Bands ». Adolescente, je traduisais en français les chansons des Pink Floyd et de Led Zeppelin. Même si ma mère est anglaise, c’est mon père qui a eu une influence décisive – parce qu’il est lui-même guitariste. C’est grâce à lui que je me suis mise à la musique, pour finalement en faire mon travail et fonder un groupe avec un chanteur de rock celtique britannique… qui est maintenant mon époux depuis 6 ans : vous voyez que ma passion m’a menée loin !
Des très nombreux voyages que j’ai fait au Royaume-Uni, je retiens surtout le grand cosmopolitisme de ce pays. En apprenant la langue, en rencontrant tous ces gens si différents venus de tous les pays du monde (voire en partageant leur toit), on se rend compte à quel point le Royaume-Uni est ouvert sur le monde !
- Jessica

Frank

Frank

Je suis venu en France pour finaliser mes recherches de doctorat, et j’ai fini par adopter le pays. C’est ici que j’ai appris à vivre, c’est ici que je me suis trouvé, et c’est ici que j’ai fait ma carrière.
Ce n’est pas seulement que les Français aiment la bonne cuisine et le bon vin : dans ce pays, tout est un art.
- Frank

Roger

Roger

Ma femme Gillian, la famille de sa fille, et moi, sommes arrivés en France en 2006. Tout a commencé avec ce projet bien connu : rénover une ferme que nous avions achetée pour en faire une chambre d’hôtes… mais notre ambitieux projet nous a vite conduits à ouvrir un véritable hôtel.
Quand nous nous sommes installés, Gillian était en rémission après trois ans de traitement contre un cancer. Mais la maladie a fini par revenir. C’est alors que le système de santé français est entré en action avec toute sa force. Rien de plus impressionnant que le soin et l’attention qui ont entouré Gillian dans les différents centres de traitement qu’elle a visités. Malheureusement, après un long et courageux combat contre la maladie, Gillian a finalement été emportée. La visite de notre médecin généraliste du village quelque temps après le décès résume bien tout le dévouement du personnel médical français : manifestement très affecté par ce qu’il considérait comme un « échec », il m’a présenté ses excuses de n’avoir pas réussi à sauver ma femme.
- Roger

Faye

Faye

Ma décision de m’installer à Paris, il y a maintenant 27 ans, m’est venue très soudainement, comme un sentiment d’urgence, alors que je dînais sur une péniche sur la Seine. C’était par un beau soir de mai, et, à admirer les ponts et les bâtiments alentour – merveilleusement illuminés – tout en glissant le long de la rivière, je suis tombée amoureuse de Paris.
A vrai dire, ma fascination pour la France, les Français, et la langue française, remonte à mon enfance et aux vacances que nous avons passés avec ma famille dans différentes régions de France. Je savais donc déjà que ce pays était fait pour moi.
S’il y a une chose que j’ai apprise après toutes ces années vécues dans un environnement très français, c’est qu’il existe en France un véritable « art de la conversation » (en français dans le texte, ndlr) qui est, encore aujourd’hui, au cœur de la vie sociale.
- Faye

Louisa

Louisa

Je devrais sûrement dire que mon plus beau souvenir en France est la rencontre de mon mari dans un bar, deux semaines après mon arrivée à Paris! Si la rencontre de l'homme de ma vie est bien évidemment lié à mon déménagement à Paris, un de mes meilleurs souvenirs remonte à environ six mois après mon arrivée ici. Je faisais du velib' pour aller d'un bar à un club situé à l'autre bout de la ville. Il était minuit et nous rigolions très fort. C'est là que j'ai réalisé que j'avais énormément de chance de pouvoir vivre cette expérience et que le fait d'habiter à l'étranger allait m'ouvrir des portes et m'offrir de nombreuses opportunités.
-Louisa

Elisabeth

Elisabeth

Mon meilleur souvenir est mon arrivée à Londres il y a plus de 35 ans, à l’âge de 20 ans (j’étais une jeune fille) après y avoir trouvé un travail. A cette epoque là les français étaient encore rares dans cette ville. J’avais seulement une valise et l’adresse d’une maison pour une collocation… j'étais plutot courageuse à l'époque. Quand je suis née, mes parents travaillaient pour le Duc et la Duchesse de Windsor à Paris, du coup le Royaume-Uni et son histoire ont fait partie intégrante de ma vie depuis mon plus jeune âge. Arriver à Londres a clairement été la réalisation d’un rêve pour moi. Mon histoire d’amour avec le Royaume-Uni et les anglais a commencé quand j’étais très jeune et a toujours été aussi forte, même si je vais bientôt avoir 58 ans. Je dois être l’une des rares personnes françaises à aimer tout ce qui est British. Plus que tout, j’aime leur sens de l’humour et leur façon de vivre leur vie au quotidien.
- Elisabeth

Catherine

Catherine

Je me rappelle très distinctement de la soirée où j’ai décidé de venir vivre à Paris. J’étais assise sur les berges du Canal Saint-Martin lors d’une longue soirée d’été en écoutant des accents en provenance du monde entier, en échangeant des conversations autour de pique-niques de fromages et de vin et en étant invité par des étrangers à les rejoindre. J’avais toujours eu envie de vivre et de travailler en France. J'ai eu l’opportunité de rejoindre un cabinet d’avocat à Paris à l’âge de 24 ans et j’ai tout de suite saisi l’occasion de venir vivre ici. Les années qui ont suivi ont été parmi les plus belles de ma vie. Je parle maintenant couramment le francais, j’ai exploré les nombreux (et délicieux!) marchés de la ville, j’ai profité de la culture abondante des multiples musées et galleries, je suis allée en week-end dans d’anciennes villes, des plages relaxantes et des villes vibrantes. Je me suis toujours sentie la bienvenue quand je rencontrais des gens, et certains d’entre eux sont devenus des amis à vie.
- Catherine

Krystofer

Krystofer

Quand je vivais en France, mes amis parlaient toujours de moi comme étant 'l'Ecossais' ou 'l'Anglais' du groupe. Malgré le fait que j'avais grandi en France, je me sentais proche de mes origines britanniques, et mes visites annuelles en Ecosse avaient renforcé ce sentiment d'appartenance. D'un autre coté, je ne me suis jamais senti plus français que lorsque j'ai déménagé au Royaume-Uni. C'était comme si un cordon ombilicale invisible me rattachait à l'autre côté de la Manche. Je suis maintenant le 'Français' de chacun de mes groupes d'amis, et je ressens un attachement particulier à la langue et à la culture française lorsque je me rappelle de mon pays ou que je rencontre des Français. Mais le Royaume-Uni a un certain charme que je trouve à la fois nouveau mais aussi profondément nostalgique. C'est vraiment un amour cultivé par le contraste entre les deux cultures!
- Krystofer

Julien

Julien

J’avais 22ans quand je suis arrivé à Londres et je ne me doutais pas que j’allais construire ma vie ici. Cela fait maintenant 16 ans que j’habite à Londres.J’ai rencontré ma femme, une cinéaste britannique, à l’Institut Français. A l’époque, je travaillais en tant que programmeur au Ciné Lumière. Notre rencontre est le fruit d’une histoire très romantique, mais je ne vais pas vous en donner les détails ici : je dirais seulement que c’est grâce à Catherine Deneuve que nous nous sommes rencontrés. J’ai passé beaucoup de temps à faire la promotion du cinéma français au Royaume-Uni. Le Monde a d’ailleurs fait un portrait de moi en 2009 intitulé ‘l’Ambassadeur du cinéma français’. Malgré le fait que j’ai l’esprit très français, notamment pour certaines traditions, je me sens maintenant Londonien. Il y a 20 ans, j’ai été immédiatement fasciné par ce pays et par ces habitants. Les Beatles ont fait le reste et je suis tombé amoureux de Londres. C’est ma ville et je l’aime toujours. Le bon pain est maintenant la chose qui me manque le plus.
- Julien

Vivienne

Vivienne

J'adore la façon qu'ont les français de dire "Bonjour" à tout le monde ou de serrer la main dans les bars, ou de dire "Bonjour Madame" au supermarché. J'aime la fierté qu'ont les français pour leur environment, l'absence de déchets dans les rues et leur convivialité lors des fêtes et festivals. J'ai aimé le bon esprit de voisinage qui s'est instantanément crée lorsque j'ai acheté ma première "Maison Secondaire" et cela a continué dans le village où je vis maintenant.
- Vivienne

Rachel

Rachel

J’ai le privilège de rencontrer des personnes très intéressantes dans le contexte de mon travail, que ce soit des Présidents français, anciens ou en fonction, des stars de cinéma, ou des gens ordinaires qui font fonctionner le pays. Organiser les funérailles du policier qui a été abattu par balles sur les Champs Elysées plus tôt cette année a été l’une des choses les plus enrichissantes que j’ai faites. Je me rends compte que l’Angleterre a beaucoup à offrir à tous les points de vue, que ce soit au niveau des paysages, de la culture ou de l'histoire. J’ai grandi dans le West Yorshire, avec des paysages tirés des sœurs Brontë et une population persévérante. Cet endroit me manque, mais tous les jours j’écoute BBC Radio Leeds et mon amie Liz Green qui présente le Breakfast Show.
- Rachel

Alexandra

Alexandra

Je suis partie vivre à Londres après mes études parce que j’étais horrifiée à l’idée de chercher un vrai travail et d’entamer la partie “sérieuse” et “ennuyeuse” de ma vie. Londres m’a donné le terrain de jeu que je cherchais : j’ai découvert une ville qui bouillonne, qui accueille les autres, d’une créativité incroyable. A l’origine, je devais rester deux mois pour perfectionner mon anglais ; vingt ans et un mariage avec un Anglais plus tard, je ne suis toujours pas rentrée.
Je n’oublierai jamais les quelques mois que j’ai passés à travailler comme barmaid dans un pub, un petit boulot que j’ai commencé le jour même de mon arrivée. Je n’avais encore jamais vécu un tel mélange des cultures, des classes sociales, des couleurs, des religions, des générations, etc. – une diversité que reflète bien la merveilleuse langue anglaise, si souple et évolutive. On peut dire que ça a décoiffé la petite provinciale que j’étais !
- Alexandra

Sarah

Sarah

Mon meilleur souvenir est le passage du Tour de France près de chez nous! Depuis ce jour-là,je l'ai toujours suivi et ces deux dernières années, j'ai même fait du vélo pour rejoindre le passage du Tour avec mon frère, qui m'a spécialement rendu visite pour cette occasion. Cette année je suis même allée jusqu'au sommet du col de Ares à vélo, avec mon frère, mon fils et deux amis. C'est vraiment quelque chose que je ne m'étais jamais imaginé pouvoir faire.
- Sarah

Michel

Michel

Je suis venu au Royaume-Uni pour apprendre l'anglais car pour être promu dans le restaurant où je travaillais à Paris, il faut soit être bilingue soit attendre que le chef de rang passe l'arme à gauche. Un grand honneur qui m'a été fait dernièrement a été d'être choisi pour representer le Chef cuisinier des Histoires de Canterbury (The Canterbury Tales) sur le socle de la nouvelle statue en bronze de Chaucer dans le centre de Canterbury. Un client anonyme a payé £5000 pour mon effigie et je suis choqué et ravi d'être sur la statue pour de très nombreuses années à venir.
- Michel

Michael

Michael

Traverser la Manche en nageant, c’est sans doute l’un des challenges le plus difficile, au niveau du mental et du physique. Mais en le faisant, tu apprends que tout le monde peut se permettre les rêves les plus fous, et ensuite les réaliser. Les choses les plus émerveillantes ne sont jamais faciles, mais elles sont à notre portée. Le sport, c’est comme un passeport vers de nouvelles connaissances, de nouvelles amitiés.
- Michael

Joanna

Joanna

J'ai plein de beaux souvenirs de la France, en commençant par la première fois que j'ai vu Paris quand mes parents m'y ont emmenée comme cadeau d'anniversaire pour mes dix ans. J'étais en admiration devant la beauté de ce pays. Nous revenions tous les étés ou presque, après ça, et j'ai gardé de bons souvenirs de baguettes, de pains au chocolat, et des plages ensoleillées.
- Joanna

Jessamy

Jessamy

Je suis arrivée en France avec mon copain (qui est français, et qui est devenu par la suite mon mari) juste avant les élections de 2012. Nous étions rue Solférino au moment de l'élection du Président Hollande. Je regardais, fascinée, mais je me sentais comme une étrangère. Mais cinq années plus tard, un mariage, trois déménagements, deux enfants et une autre élection présidentielle, je me sens bien mieux intégrée !
- Jessamy

Maud

Maud

C'est grâce au Royaume-Uni que j'ai pu réaliser l'un de mes plus grands rêves: monter ma propre entreprise, une plateforme en ligne qui aide les étudiants et diplômés européens à trouver un emploi ou un stage à l'étranger.
Vivre au Royaume-Uni m'a fait me rendre compte que, même si nous sommes vraiment proches d'un point de vue géographique, nos cultures sont très différentes. Je ne saisis pas toujours leur humour, j'ai souvent du mal à deviner ce qu'ils pensent vraiment, et je ne comprends toujours pas pourquoi ils doivent absolument boire leur thé avec du lait -- mais peu importe : les Britanniques sont vraiment de bons vivants! Retrouver toute sa bande à 5 heures du soir dans un pub... eh bien why not?
- Maud

Aneeqa

Aneeqa

Partir vivre dans le sud de la France pour travailler sur un incroyable projet ITER dans la fusion nucléaire c’était au delà de l’imaginable pour un jeune chercheur comme moi. Et effectivement, la vie à Aix-en-Provence est passionnante : comme par exemple le fait que l’on ait découvert un cimetière du XV-XVIIe siècle juste en bas de mon appartement!
- Aneeqa

Edward

Edward

Au début des années 80, quand j'ai commencé à travailler, je suis allé rendre visite à un copain qui habitait à Paris. Tous les jours je prenais un bus qui passait dans une grande avenue bordée d'arbres et d'immeubles en pierre. Je m'imaginais y vivre, sans vraiment y croire ; aujourd'hui, c'est cette même avenue que j'habite !
- Edward

Chloe

Chloe

Je le dis en rigolant à mes amis et à ma famille, mais je n’arrive pas à me séparer de Paris : c’est la troisième fois que je retourne vivre ici. Ce que j’aime, c’est que même les jours de grisaille, où on joue tous le rôle du parisien grincheux, on râle, il pleut, on est en retard, les gens te gênent, le métro est blindé... Puis tout d’un coup, on aperçoit le Sacré Cœur au loin, ou après un virage, oubliant qu’on est près de la Tour Eiffel, on se trouve en face d'elle, et là c’est la chair de poule...
- Chloe

Amélie

Amélie

Je suis partie vivre à Londres car j’adore l’énergie de cette ville. Ça se ressent à tout moment, partout – c’est une ville qui bouge, au sens littéral.
Je crois que mon meilleur souvenir du Royaume-Uni, c’est le Noël que j'ai passé là-bas. J’étais invitée à au moins trois ou quatre fêtes par semaine dès le mois de novembre ; de quoi m’apprendre et me faire comprendre la phrase « dry january » (s’abstenir de boire de l’alcool au mois de janvier).
- Amélie

Kim

Kim

Le moment qui restera gravé dans ma mémoire, c’est le périple de 1000miles en voiture (c’est à dire 1600km pour vous) que j’ai fait avec ma femme (à l’époque ma copine) après avoir terminé la fac. Nous avons fait du camping, nous avons fait du surf, mangé, et visité tout ce qu’il y avait à visiter, et le tout dans une vieille Reliant Scimitar qui était complètement inappropriée pour le voyage : le chauffage à l’intérieur qu’on n'arrivait pas à éteindre ; une vitesse maximale de 50miles par heure ; une consommation d’essence terrible (nous avons dépensé la moitié de notre budget là dedans), … mais ça en valait la peine : où que nous allions, les Français avaient envie de nous parler, nous le couple British dans cette voiture tout à fait ridicule.
- Kim

Paul

Paul

Ce dont je me rappellerai toujours, c’est l’histoire de mon père qui fut hospitalisé aux côtés d’un Français (qui se prénommait Pierre). Aucun des deux ne parlait la langue de l’autre, mais curieusement cela n’avait pas d’importance ; ils s’entendaient à merveille, et ils rigolaient bien ensemble à l'aide d'un dictionnaire. Lorsqu’ils sont tous deux sortis de l’hôpital, ils ont continué à se voir toutes les semaines et sont devenus très proches. Quand il venait à la maison, Pierre offrait toujours quelque chose à ma mère, et même quand il ne pouvait plus quitter sa maison à cause de sa maladie, il nous commandait des petits cadeaux à l’aide d’un catalogue pour nous les faire livrer. Mon père allait le voir toutes les semaines, comme avant, jusqu’à la mort de Pierre. Les barrières que pouvaient représenter la nationalité et la langue n’ont jamais pu les séparer l’un de l’autre.
- Paul

Derek

Derek

Sortir de la station de métro Pont de Neuilly en 1992, quand je venais tout juste d’arriver en France, et me rendre compte que je me trouvais dans une ville de 10 millions de personnes, dont je ne connaissais pas une seule, et que j’allais devoir prendre les choses en main.
- Derek

Bethan

Bethan

Je suis venue m’installer en France car je suis tombée amoureuse de ce pays, de la même façon que j’aime mon pays natal, le pays de Galles. Je suis venue m’y installer parce que l’idée de ne pas pouvoir appartenir aux deux pays m’insupportait. Parce que, peu importe de quel coté de la Manche je suis, je me sens chez moi.
- Bethan

Nicholas

Nicholas

J’avais 30 ans lorsque j’ai quitté le Royaume-Uni. J’aurais pu sans doute m’expatrier aux Etats-Unis, en Italie ou au Moyen-Orient, mais je leur ai préféré Paris. J’ai dû tout apprendre très vite, mais je m’en suis sorti, et c’est un exploit dont je suis fier. En tant qu’étranger, s’intégrer dans un milieu culturel différent est un moment de découverte de soi. Aujourd’hui j’ai une femme parisienne, quatre enfants, mon cabinet d’avocats, des amis proches et je me sens vraiment installé. Mais j'avoue que l’inimitable télé anglaise me manque.
- Nicholas

Mercedes

Mercedes

Avant de m’installer en France, j’étais vraiment nerveuse. Je m’attendais à des gens fiers et désintéressés. Mais je me suis tellement trompée. Chaque personne rencontrée dans mon quartier s’est montrée sympathique et patiente, surtout avec mon français de vache espagnole. J’ai compris que mes inquiétudes n’étaient fondées que sur des stéréotypes. Je me suis fait plein d’amis formidables – peu importe si la conversation reste simple – tout ce qui importe c’est de pouvoir sourire et de rire ensemble.
- Mercedes

Ekow

Ekow

Mon meilleur souvenir ici, c’est de ma toute première invitation d’un ami dans sa maison de campagne. Je n’avais jamais passé un weekend seul avec des Français. Il n’y avait pas de réseau ; nous avons simplement mangé, bu, rigolé, joué, parlé – et nous avons passé un super moment.
- Ekow

Chloe

Chloe

Un de mes meilleurs souvenirs de ma vie en France remonte à un diner avec des amis français. Je me souviens pendant ce repas avoir soudainement réalisé que je ne traduisais plus de l’anglais au français avant de m’exprimer, mais que je pensais simplement en français. C’était vraiment un moment incroyable, j’étais à deux doigts de pleurer de joie. C’est comme si une porte s’était fermée et que cent autres s’étaient ouvertes, d’un seul coup. J’avais l’impression d’enfin devenir une vraie Parisienne.
- Chloe

Isabelle

Isabelle

L’expérience la plus marquante pour moi du Royaume-Uni, c’est la musique, que j’ai découverte très jeune ; David Bowie, par exemple, et plein d’autres. Cette découverte a donné un sens à ma vie, un bonheur, une créativité et une liberté. Sans parler de tous les évènements historiques et artistiques. Le Royaume-Uni pour moi représente une sorte de phare!
- Isabelle

Sinead

Sinead

Mon meilleur souvenir de la France ? C’était après la naissance de mon fils, assise au soleil avec mon enfant et mon mari, un Kir dans la main et de la charcuterie à savourer. Ce qui est formidable en France, c’est que le pays offre tellement de possibilités – faire de la voile en Bretagne, du ski en Savoie, la plage de la Côte d’Azur, se promener dans les magnifiques villes comme Lyon… Le fait que les Français prennent vraiment au sérieux l’équilibre entre vie professionnelle et personnelle nous a aussi beaucoup plus, à mon mari et à moi : la famille, ici, c’est la priorité. Et puis la cuisine française… est-il besoin d’en parler ?
- Sinead

Duncan

Duncan

Je ne peux que penser aux moments forts qui ont vraiment bouleversé le pays récemment. Je suis arrivé en France quelques mois avant la victoire de M. Hollande et j’étais là, à Bastille, pour la soirée de son élection ; l’ambiance était incroyable. J’y étais également pour la marche après les attentats de Charlie Hebdo. La solennité, le respect et le calme m’ont vraiment frappé ; ça m’a montré que l’esprit français d’unité et de liberté demeure toujours aussi fort.
- Duncan

Tim

Tim

J'ai passé des semaines printanières très agréables sur la côte sauvage bretonne, dans les collines vallonnées de colza au nord de Paris, dans les montagnes des Pyrénées et dans les vignobles de Bordeaux, où j'habite à présent. Être perché sur une selle de vélo, c'est probablement le meilleur moyen de visiter la France et d'apprécier, non seulement, ses grands espaces, mais aussi les innombrables petites villes et villages qui ont réussi à maintenir leurs âmes et leurs coeurs à travers le temps.
- Tim

Bethan

Bethan

Quand j’ai commencé mes cours de français à l’âge de 11 ans au collège, j’étais un cas plutôt désespéré. Mes parents ont décidé de m’envoyer en échange linguistique en France dans l’espoir que je ne rate pas totalement mes examens. Je m’entendais très bien avec Sophie, la Française chez qui j’étais logée, près d’Angers. Pour moi tout en France était tellement différent, tellement exotique : les affiches publicitaires dans la rue ou à la télé ; l’oreiller sur lequel je dormais ; les carottes râpées dans mon assiette ; les chaussettes que les gens portaient ; l’Orangina que tout le monde buvait. Bien évidemment, mon français s’est bien amélioré. J’ai eu mon diplôme en français avec mention, puis j’ai poursuivi mes études de français à la fac, et j’ai fini par me marier avec un Français et par m’installer en France, tout ça grâce à mon échange. Jamais je n’aurais pu m’imaginer tout ça à l’âge de 11 ans.
- Bethan

L'histoire de trois artisans français d'excellence sélectionnés pour la London Craft Week en 2017.