Les Voisins

C'est vous!

Julien

Julien

J’avais 22ans quand je suis arrivé à Londres et je ne me doutais pas que j’allais construire ma vie ici. Cela fait maintenant 16 ans que j’habite à Londres.J’ai rencontré ma femme, une cinéaste britannique, à l’Institut Français. A l’époque, je travaillais en tant que programmeur au Ciné Lumière. Notre rencontre est le fruit d’une histoire très romantique, mais je ne vais pas vous en donner les détails ici : je dirais seulement que c’est grâce à Catherine Deneuve que nous nous sommes rencontrés. J’ai passé beaucoup de temps à faire la promotion du cinéma français au Royaume-Uni. Le Monde a d’ailleurs fait un portrait de moi en 2009 intitulé ‘l’Ambassadeur du cinéma français’. Malgré le fait que j’ai l’esprit très français, notamment pour certaines traditions, je me sens maintenant Londonien. Il y a 20 ans, j’ai été immédiatement fasciné par ce pays et par ces habitants. Les Beatles ont fait le reste et je suis tombé amoureux de Londres. C’est ma ville et je l’aime toujours. Le bon pain est maintenant la chose qui me manque le plus.

Vivienne

Vivienne

J'adore la façon qu'ont les français de dire"Bonjour" à tout le monde ou de serrer la main dans les bars, ou de dire "Bonjour Madame" au supermarché. J'aime la fierté qu'ont les français pour leur environment, l'absence de déchets dans les rues et leur convivialité lors des fêtes et festivals. J'ai aimé le bon esprit de voisinage qui s'est instantanément crée lorsque j'ai acheté ma première "Maison Secondaire" et cela a continué dans le village où je vis maintenant.

Sarah

Sarah

Mon meilleur souvenir est le passage du Tour de France près de chez nous! Depuis ce jour-là,je l'ai toujours suivi et ces deux dernières années, j'ai même fait du vélo pour rejoindre le passage du Tour avec mon frère, qui m'a spécialement rendu visite pour cette occasion. Cette année je suis même allée jusqu'au sommet du col de Ares à vélo, avec mon frère, mon fils et deux amis. C'est vraiment quelque chose que je ne m'étais jamais imaginé pouvoir faire.

Michel

Michel

Je suis venu au Royaume-Uni pour apprendre l'anglais car pour être promu dans le restaurant où je travaillais à Paris, il faut soit être bilingue soit attendre que le chef de rang passe l'arme à gauche. Un grand honneur qui m'a été fait dernièrement a été d'être choisi pour representer le Chef cuisinier des Histoires de Canterbury (The Canterbury Tales) sur le socle de la nouvelle statue en bronze de Chaucer dans le centre de Canterbury. Un client anonyme a payé £5000 pour mon effigie et je suis choqué et ravi d'être sur la statue pour de très nombreuses années à venir.

Michael

Michael

Traverser la Manche en nageant, c’est sans doute l’un des challenges le plus difficile, au niveau du mental et du physique. Mais en le faisant, tu apprends que tout le monde peut se permettre les rêves les plus fous, et ensuite les réaliser. Les choses les plus émerveillantes ne sont jamais faciles, mais elles sont à notre portée. Le sport, c’est comme un passeport vers de nouvelles connaissances, de nouvelles amitiés.
- Michael

Joanna

Joanna

J'ai plein de beaux souvenirs de la France, en commençant par la première fois que j'ai vu Paris quand mes parents m'y ont emmenée comme cadeau d'anniversaire pour mes dix ans. J'étais en admiration devant la beauté de ce pays. Nous revenions tous les étés ou presque, après ça, et j'ai gardé de bons souvenirs de baguettes, de pains au chocolat, et des plages ensoleillées.
- Joanna

Jessamy

Jessamy

Je suis arrivée en France avec mon copain (qui est français, et qui est devenu par la suite mon mari) juste avant les élections de 2012. Nous étions rue Solférino au moment de l'élection du Président Hollande. Je regardais, fascinée, mais je me sentais comme une étrangère. Mais cinq années plus tard, un mariage, trois déménagements, deux enfants et une autre élection présidentielle, je me sens bien mieux intégrée !
- Jessamy

Maud

Maud

Je ne comprends toujours pas pourquoi ils doivent absolument boire leur thé avec du lait, mais peu importe, les Britanniques sont eux aussi des "bons vivants". Retrouver son équipe à 17h dans un pub, par exemple : eh bien why not?
- Maud

Aneeqa

Aneeqa

Partir vivre dans le sud de la France pour travailler sur un incroyable projet ITER dans la fusion nucléaire c’était au delà de l’imaginable pour un jeune chercheur comme moi. Et effectivement, la vie à Aix-en-Provence est passionnante : comme par exemple le fait que l’on ait découvert un cimetière du XV-XVIIe siècle juste en bas de mon appartement!
- Aneeqa

Edward

Edward

Au début des années 80, quand j'ai commencé à travailler, je suis allé rendre visite à un copain qui habitait à Paris. Tous les jours je prenais un bus qui passait dans une grande avenue bordée d'arbres et d'immeubles en pierre. Je m'imaginais y vivre, sans vraiment y croire ; aujourd'hui, c'est cette même avenue que j'habite !
- Edward

Chloe

Chloe

Je le dis en rigolant à mes amis et à ma famille, mais je n’arrive pas à me séparer de Paris : c’est la troisième fois que je retourne vivre ici. Ce que j’aime, c’est que même les jours de grisaille, où on joue tous le rôle du parisien grincheux, on râle, il pleut, on est en retard, les gens te gênent, le métro est blindé... Puis tout d’un coup, on aperçoit le Sacré Cœur au loin, ou après un virage, oubliant qu’on est près de la Tour Eiffel, on se trouve en face d'elle, et là c’est la chair de poule...
- Chloe

Je suis partie vivre à Londres car j’adore l’énergie de cette ville. Ça se ressent à tout moment, partout – c’est une ville qui bouge, au sens littéral.
- Amélie

Kim

Kim

Le moment qui restera gravé dans ma mémoire, c’est le périple de 1000miles en voiture (c’est à dire 1600km pour vous) que j’ai fait avec ma femme (à l’époque ma copine) après avoir terminé la fac. Nous avons fait du camping, nous avons fait du surf, mangé, et visité tout ce qu’il y avait à visiter, et le tout dans une vieille Reliant Scimitar qui était complètement inappropriée pour le voyage : le chauffage à l’intérieur qu’on n'arrivait pas à éteindre ; une vitesse maximale de 50miles par heure ; une consommation d’essence terrible (nous avons dépensé la moitié de notre budget là dedans), … mais ça en valait la peine : où que nous allions, les Français avaient envie de nous parler, nous le couple British dans cette voiture tout à fait ridicule.
- Kim

Simon

Simon

Etre britannique en France c’est pouvoir bénéficier du meilleur des deux pays. Mes enfants sont nés en France, ils adorent vivre à la campagne en France mais aussi pouvoir sauter dans un Eurostar pour rendre visite à notre famille à Londres. Ils ont bénéficié du très bon système scolaire français jusqu’au bac, et ils partiront étudier dans une université britannique. C’est vraiment ça, tirer le meilleur des deux pays.
- Simon

Paul

Paul

Ce dont je me rappellerai toujours, c’est l’histoire de mon père qui fut hospitalisé aux côtés d’un Français (qui se prénommait Pierre). Aucun des deux ne parlait la langue de l’autre, mais curieusement cela n’avait pas d’importance ; ils s’entendaient à merveille, et ils rigolaient bien ensemble à l'aide d'un dictionnaire. Lorsqu’ils sont tous deux sortis de l’hôpital, ils ont continué à se voir toutes les semaines et sont devenus très proches. Quand il venait à la maison, Pierre offrait toujours quelque chose à ma mère, et même quand il ne pouvait plus quitter sa maison à cause de sa maladie, il nous commandait des petits cadeaux à l’aide d’un catalogue pour nous les faire livrer. Mon père allait le voir toutes les semaines, comme avant, jusqu’à la mort de Pierre. Les barrières que pouvaient représenter la nationalité et la langue n’ont jamais pu les séparer l’un de l’autre.
- Paul

Alexandra

Je suis partie vivre à Londres après mes études. Je n’avais pas du tout envie de chercher un vrai travail et d’entamer la partie « sérieuse » et « responsable » de ma vie. Londres m’a donné le terrain de jeu que je recherchais : j’ai découvert une ville qui bouillonne, qui accueille les autres, d’une créativité incroyable. A l’origine, je devais rester deux mois pour perfectionner mon anglais, et vingt ans plus tard, je ne suis toujours pas rentrée.
- Alexandra

Bethan

Bethan

Je suis venue m’installer en France car je suis tombée amoureuse de ce pays, de la même façon que j’aime mon pays natal, le pays de Galles. Je suis venue m’y installer parce que l’idée de ne pas pouvoir appartenir aux deux pays m’insupportait. Parce que, peu importe de quel coté de la Manche je suis, je me sens chez moi.
- Bethan

Nicholas

Nicholas

J’avais 30 ans lorsque j’ai quitté le Royaume-Uni. J’aurais pu sans doute m’expatrier aux Etats-Unis, en Italie ou au Moyen-Orient, mais je leur ai préféré Paris. J’ai du tout apprendre très vite, mais je m’en suis sorti, et c’est un exploit dont je suis fier. En tant qu’étranger, s’intégrer dans un milieu culturel différent est un moment de découverte de soi. Aujourd’hui j’ai une femme parisienne, quatre enfants, mon cabinet d’avocats, des amis proches et je me sens vraiment installé. Mais j'avoue que l’inimitable télé anglaise me manque.
- Nicholas

Derek

Derek

Sortir de la station de métro Pont de Neuilly en 1992, quand je venais tout juste d’arriver en France, et me rendre compte que je me trouvais dans une ville de 10 millions de personnes, dont je ne connaissais pas une seule, et que j’allais devoir prendre les choses en main.
- Derek

Mercedes

Mercedes

Avant de m’installer en France, j’étais vraiment nerveuse. Je m’attendais à des gens fiers et désintéressés. Mais je me suis tellement trompée. Chaque personne rencontrée dans mon quartier s’est montrée sympathique et patiente, surtout avec mon français de vache espagnole. J’ai compris que mes inquiétudes n’étaient fondées que sur des stéréotypes. Je me suis fait plein d’amis formidables – peu importe si la conversation reste simple – tout ce qui importe c’est de pouvoir sourire et de rire ensemble.
- Mercedes

Ekow

Ekow

Mon meilleur souvenir ici, c’est de ma toute première invitation d’un ami dans sa maison de campagne. Je n’avais jamais passé un weekend seul avec des Français. Il n’y avait pas de réseau ; nous avons simplement mangé, bu, rigolé, joué, parlé – et nous avons passé un super moment.
- Ekow

Chloe

Chloe

Un de mes meilleurs souvenirs de ma vie en France remonte à un diner avec des amis français. Je me souviens pendant ce repas avoir soudainement réalisé que je ne traduisais plus de l’anglais au français avant de m’exprimer, mais que je pensais simplement en français. C’était vraiment un moment incroyable, j’étais à deux doigts de pleurer de joie. C’est comme si une porte s’était fermée et que cent autres s’étaient ouvertes, d’un seul coup. J’avais l’impression d’enfin devenir une vraie Parisienne.
- Chloe

L'histoire de trois artisans français d'excellence sélectionnés pour la London Craft Week en 2017.

Isabelle

Isabelle

L’expérience la plus marquante pour moi du Royaume-Uni, c’est la musique, que j’ai découverte très jeune ; David Bowie, par exemple, et plein d’autres. Cette découverte a donné un sens à ma vie, un bonheur, une créativité et une liberté. Sans parler de tous les évènements historiques et artistiques. Le Royaume-Uni pour moi représente une sorte de phare!
- Isabelle

Sinead

Sinead

Les Français prennent vraiment au sérieux l’équilibre entre vie professionnelle et personnelle. La famille, c’est la priorité, et ça, ça nous a plu. Et puis la cuisine française…est-il nécessaire d’en parler ?
- Sinead

Duncan

Duncan

Je ne peux que penser aux moments forts qui ont vraiment bouleversé le pays récemment. Je suis arrivé en France quelques mois avant la victoire de M. Hollande et j’étais là, à Bastille, pour la soirée de son élection ; l’ambiance était incroyable. J’y étais également pour la marche après les attentats de Charlie Hebdo. La solennité, le respect et le calme m’ont vraiment frappé ; ça m’a montré que l’esprit français d’unité et de liberté demeure toujours aussi fort.
- Duncan

Tim

Tim

J'ai passé des semaines printanières très agréables sur la côte sauvage bretonne, dans les collines vallonnées de colza au nord de Paris, dans les montagnes des Pyrénées et dans les vignobles de Bordeaux, où j'habite à présent. Être perché sur une selle de vélo, c'est probablement le meilleur moyen de visiter la France et d'apprécier, non seulement, ses grands espaces, mais aussi les innombrables petites villes et villages qui ont réussi à maintenir leurs âmes et leurs coeurs à travers le temps.
- Tim

Les Français, ils adorent les Britanniques : ils aiment bien notre culture, notre reine, notre humour, et parfois même notre cuisine!
- Zoe

Janet

Janet

J’ai appris que les Français parlent de la météo, tout comme les Britanniques. J’ai appris que les Français se trompent également à notre égard, surtout concernant la cuisine anglaise – mais une fois que je leur fais goûter mes plats et mes gâteaux, ils changent vite d’avis.
- Janet

Bethan

Bethan

"Quand j’ai commencé mes cours de français à l’âge de 11 ans au collège, j’étais un cas plutôt désespéré. Mes parents ont décidé de m’envoyer en échange linguistique en France dans l’espoir que je ne rate pas totalement mes examens. Je m’entendais très bien avec Sophie, la Française chez qui j’étais logée, près d’Angers. Pour moi tout en France était tellement différent, tellement exotique : les affiches publicitaires dans la rue ou à la télé ; l’oreiller sur lequel je dormais ; les carottes râpées dans mon assiette ; les chaussettes que les gens portaient ; l’Orangina que tout le monde buvait. Bien évidemment, mon français s’est bien amélioré. J’ai eu mon diplôme en français avec mention, puis j’ai poursuivi mes études de français à la fac, et j’ai fini par me marier avec un Français et par m’installer en France, tout ça grâce à mon échange. Jamais je n’aurais pu m’imaginer tout ça à l’âge de 11 ans."
- Bethan